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Guinée : les médias privés accèderont « peut-être » à la subvention étatique, prévue pour 2018, en janvier 2019 (ministre du Budget) [2019/1/4]



(Agence Ecofin) - En Guinée, alors que les médias privés déplorent le non-paiement de la subvention étatique prévue pour 2018, Ismaël Dioubaté, le ministre du budget, a tenté de rassurer les plaignants. Interrogé hier par Africa Guinée, il a expliqué que la subvention pourrait être payée à la mi-janvier 2019.

« Pour des raisons d’ordre technique, la subvention à la presse n’a pas été payée à la bonne date. Mais le ministre de l’Economie et des Finances et moi-même allons prendre des dispositions. Peut-être d’ici mi-janvier, les médias auront leur subvention qui est déjà engagée.», a assuré Ismaël Dioubaté.

Cette déclaration devrait calmer les ardeurs du côté des médias privés guinéens qui commençaient à désespérer. Certains envisageaient déjà la possibilité que la subvention comptant pour 2018, ne soit tout simplement plus versée.

Servan Ahougnon

 
Oumar Baldet, Directeur de l’Ong International Alert à Conakry dans une interview exclusive A TAMTAMGUINEE [2010/2/27]

Oumar Baldet, Directeur de l’Ong International Alert à Conakry, est l'invité de la semaine de votre quotidien. Il nous parle de la situation politique en Guinée et de ce qui le concerne, son ONG.

Que vous inspire la situation politique actuelle du pays ?

La situation politique de la Guinée est complexe, il ne faut pas aller
vite en besogne. C’est difficile d’apprécier maintenant, mais ce qui
est remarquable c’est qu’on soit arrivé à sortir de cette période de
tension où le pays était au bord de l’explosion. Il faut maintenant
pouvoir capitaliser sur ça et essayer d’accompagner la nouvelle volonté
politique qui s’est exprimée d’aller rapidement aux élections parce
qu’encore une fois, le seul système aujourd’hui qui vaille et qui a
fait ses preuves c’est le système démocratique.

Pour cela nous pensons qu’il y a une nécessité à travailler sur la
réconciliation nationale, ce que nous faisons d’ailleurs parce que les
élections ne résolvent pas tous les problèmes. Après les élections, les
problèmes seront là, les problèmes de l’armée, de la pauvreté, les
problèmes de la mauvaise répartition des ressources dans notre pays, de
la corruption et tant d’autre.

En gros, je suis optimiste et j’espère qu’on pourra aller rapidement aux élections.

Pour cette période de transition, avez vous prévu des axes d’intervention ?

Ce que nous avons prévu dans le cadre de la transition, c’est de
travailler sur la question de la réconciliation nationale qui est
fondamental que nous pensons être le seul moyen de sortir du cycle
infernal de violence. On ne peut pas passer l’éponge sur toutes les
violences faites dans ce pays, il faut qu’un jour, on trouve les moyens
d’en parler.

Tamtamguinee : Parlez- nous un peu de, International Alert et de ses objectifs en Guinée...

Oumar Baldet : International Alert est une Ong internationale qui a son siège à Londres créée depuis une vingtaine d’années par un prix Nobel de la paix. Elle s’est installée en Guinée en Septembre 2007. Ses objectifs en général, c’est que l’Ong fait des peace bulding c’est dire participer à la construction de la paix , dit activités transversales.

La paix peut se retrouver dans plusieurs domaines, soit de l’économie, de la politique, du social, de l’humanitaire ou de la coopération. Les objectifs d’International Alert en Guinée, je dirai que lorsque nous sommes arrivés ici, on a fait d’abord une étude du contexte puis on a constaté qu’il y avait un déficit de communication très important. Les gens ne savaient pas se parler ou ils ne voulaient pas se parler ou encore ils ne pouvaient pas se parler.

Alors on s’est dit que pour participer un peu à la construction d’un système démocratique, il faudrait qu’on travaille sur la communication entre différents acteurs politiques en Guinée.


Alors quels ont été les différentes activités menées depuis la mise 2007 ?

Nous avions mis en place un projet qui a été financé par la coopération Allemande qui avait pour but d’organiser les dialogues sur trois sites, Conakry, N’Zérékoré et Génève parce que la Guinée ne se limite pas aussi à son territoire exigu, nous avons beaucoup de compatriotes à l’étranger. Il y en a parfois autant à l’étranger qu’à l’intérieur du pays .

Donc, on a organisé sur ces trois plates formes une série de dialogue que nous avons appelée dialogue sur la Gouvernance et la Paix en Guinée à l’horizon 2015. Nous avons fait quatre dialogues, à Conakry et à N’Zérékoré et chacun de ces dialogues a duré trois jours. C’est en fait les activités qu’on a mené depuis 2007 en Guinée.

Ce dialogue consiste à mettre autour de la table des gens qui n’auraient pas pu communiquer si toutefois nous n’avions pas créée cette occasion. Nous avons mis des gens qui avaient des idées diamétralement opposées. Nous avions fait ce qu’on appelle des dialogues inclusifs ou nous avons eu autour de la table des représentants des différents partis politiques, ceux de la société civile, des syndicats, ceux de la jeunesse, des femmes.

Nous avons réfléchi ensemble à quelle Guinée idéale les Guinéens rêvent à l’horizon 2015. Après cet exercice, en fin de compte, les participants ont retenu parmi les problèmes soulevés, celui de la réconciliation nationale, ils estimaient que le pays étai déchiré, divisé et qu’il était au bord de l’affrontement. Le constat était en tout cas pessimiste. C’était là, la vision du groupe de Conakry, celui de N’zérékoré a estimé que la question fondamentale à résoudre en ce moment là était les élections.

C’était en décembre 2008, avant le coup d’état. Et le groupe de Genève pour des raisons de calendrier a jugé nécessaire de travailler sur la transition.

Le groupe a rédigé une déclaration qu’il a appelé, " Déclaration de Genève pour la transition en Guinée". Nous avons aussi un projet de dialogue sur la réconciliation nationale que le Fond des Nations Unies pour la Démocratie a voulu financer. International Alert essaie d’accompagner les acteurs guinéens dans cette réflexion.

Quels sont réellement les différents domaines d’intervention d’International Alert ?


International Alert s’intéresse en fait à tout ce qui est relatif à la gouvernance parce que construire la paix, c’est construire une gouvernance acceptable et acceptée par tous. Donc nous travaillons pas mal dans la gouvernance du secteur des Forces de défense et de sécurité.

Nous avons l’intention cette année d’organiser une série d’activités à l’intérieur des forces armées et puis poser le problème de la relation des forces armées au sein d’elles mêmes, et puis avec la société guinéenne. Nous travaillons aussi beaucoup dans le domaine du genre.

Nous estimons qu’en vertu de la résolution 1325 des Nations unies et 1448 aussi les femmes peuvent et doivent jouer un rôle dans le processus de paix.
Et nous sommes dans une société où il y a plus de femmes que d’hommes, c’est une société dans laquelle les femmes jouent un rôle qui est absolument marginal.

Nous avons aussi un programme qui est le renforcement des capacités dans les Universités, donc nous travaillons à l’intérieur des Universités pour sensibiliser les jeunes notamment aux problèmes de conflit, à la gestion des conflits.

Nous accompagnons également la CENI dans le cadre de ses activités et enfin nous accompagnons les associations victimes, notamment les associations victimes des évènements du 28 septembre 2009.

Rencontrez- vous souvent des difficultés dans vos activités ?

Evidemment oui, cela fait parti du travail. Ce qui compte pour nous, ce n’est pas International Alert, c’est la société guinéenne, la capacité que les guinéens que nous accompagnons arrivent à surmonter leurs difficultés quotidiennes. Ce qui est important, c’est que lorsqu’on a fait chaque fois des dialogues, on a senti le besoin immense de parler, de communiquer, d’échanger, de regarder les choses en face. Les difficultés sont surtout au niveau de l’instabilité politique.

Entretien réalisé par Adama Hawa Diallo


 
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