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Inclusion financière 2019 : une rencontre pour faire bénéficier les communautés aux nouvelles technologies de l’information et de la communication [2019/5/3]

La première série de dialogues de haut niveau sur l’inclusion financière est ouverte ce vendredi. Elle dure une journée, et porte sur le thème : « le numérique au service de l’inclusion financière : Quelles sont les avancées, enjeux et défis ? ».

Elle a connu la mobilisation de plusieurs membres du gouvernement venus rehausser de leur présence l’évènement, et d’autres pour participer aux débats. Le premier discours, celui d’ouverture, a été prononcé par le gouverneur de la banque centrale de la république de guinée, Dr Louncény Nabé. Suivi de l’intervention de l’Adjoint au Chef du Butreau Régional de l’AFI pour l’Afrique et le Moyen-Orient, M. Efoé Koudadjey.

Après cette série d’intervention, un premier panel de discussion a été organisé entre intervenants pour parler de la stratégie d’accès des communautés villageoises au service bancaire à travers notamment la nouvelle technologie de l’information et de la communication.

Il a été aussi évoqué la mise à disposition d’une politique de financement dans le secteur agricole. Ceci pour permettre aux agriculteurs de mieux s’investir dans le développement économique du pays.

En qualité de président de l’initiative africaine, le Gouverneur de la BCRG estime que la rencontre a pour objectif de vulgariser la notion d’inclusion financière dans notre pays. Surtout de réaliser l’objectif de couverture de la Guinée en matière de service financier.

Pour le Ministre des Télécommunications et des Nouvelles Technologies de l’Information, Moustapha Mamy Diaby, l’engagement est de faire en sorte que tous les citoyens guinéens aient accès aux technologies de l’information et de la Télécommunication. Ceci afin qu’ils puissent faire face à leurs besoins quotidiens et contribuer à l’essor économique de notre pays.

A rappeler que le présent panel fut couronné par une série de recommandations afin de répondre aux besoins des communautés villageoises. Sur le secteur des télécommunications, le ministre des télécommunications a rassuré de la couverte totale de toutes les communautés n’ayant pas accès à la téléphonie mobile d’ici 2020, pour un coût abordable et durable.

Sylla Younoussa, pour africanewsmag.com


 
Interview de Mouctar DIALLO sur tamtamGuinee sur la transition en cours. [2010/5/1]

" Le gouvernement ne peut pas influencer le processus électoral même si un de ses membres le voulait", dixit Mouctar Diallo, ministre de l'Elevage

Mamadou Mouctar Diallo, ministre de l'Elevage, est l'invité de la rédaction de cette semaine. Dans cet entretien exclusif, le jeune ministre lève un coin de voile sur ses projets à la tête du département de l'Elevage, les défis et accepté également d'évoquer des sujets sur la transition en cours. Lisez !

TamtamGuinée : M. le ministre, pouvez-vous nous faire un état des lieux de votre département?

Nous sommes venus à la tête de ce département qui est nouveau il faut le dire. Il est vrai que ce ministère a existé au temps du gouvernement Souaré qui a duré que six mois. A la prise du pouvoir par le CNDD, l'Elevage a été rattaché à l'Agriculture et à chaque fois qu'il est rattaché à l'agriculture ou à la pêche, il est relégué complètement au second plan. Il est oublié. Malheureusement, on n’ a jamais su développer ce secteur qui est pourtant porteur de croissance, qui peut efficacement contribuer à la lutte contre la pauvreté et assurer la sécurité alimentaire.
Le premier travail consistait à son ameublement organique, humain, juridique et matériel. Nous avons réussi quand même à surmonter cette étape.

J'ai trouvé des cadres compétents… Avec eux, j'ai élaboré un plan d'urgence pendant les six mois considérant biensûr la durée de la transition et un plan d'action comprenant 13 points, qui, s’ils i sont mis à jour, permettront de relancer et dynamiser le secteur de l'Elevage.

C'est par ça, nous voulons revaloriser le secteur. Mais, il faut dire que c'est pas évident parce que nous n'avons pas les moyens. Nous n'avons même pas reçu nos budgets. C'est pour vous dire que nous avons de belles idées, la volonté et l'engagement, mais nous sommes confrontés à de véritables problèmes de moyens matériels et financiers pouvant nous permettre d'atteindre nos objectifs.

Qu'à cela ne tienne, nous nous battons, nous avons fait un état des lieux alarmant dans tous les secteurs de l'élevage. Nous avons entrepris des actions diverses dans beaucoup de secteurs que je ne pourrai pas tout énumérer. Mais, il faut savoir qu'il y a des projets tels que la construction d'un abattoir moderne digne de ce nom à l'image des grands pays. Nous avons à travers la coopération brésilienne proposé en Conseil des ministres, un projet qui a été adopté et qui en a fait une priorité nationale du gouvernement de transition. Ce projet est actuellement au niveau du ministère des Finances avec lequel d'ailleurs nous travaillons étroitement avec la Banque centrale et la coopération brésilienne pour voir comment obtenir le financement de ce projet afin de le réaliser. Cela n'est qu'un exemple.

Dans tous les cas, nous avons des ambitions et bien entendu, nous considérons que l'Elevage n'est pas la priorité de ce gouvernement de transition. Il est clair que la priorité de ce gouvernement est de bien conduire la transition notamment par l'organisation des élections libres et transparentes, les reformes des forces de défense et de sécurité, assurer la sécurité des populations. Pendant que nous évoluons vers ses priorités, il faudrait aussi que la Guinée se maintienne débout et pour cela, il faudra maintenir les acquis dans ces différents domaines, aussi oeuvrer, consolider, renforcer et pérenniser ces acquis pour que la Guinée puisse aller vers des élections libres et transparentes et pour que le nouveau gouvernement qui viendra après la transition, puisse trouver des jalons posés.

Jusqu’à présent, malgré les bonnes intentions que nous avons et la volonté qui nous animent, nous n’avons pas les moyens, nous n’avons pas de budget. Et soyez sûrs qu’il y a beaucoup de ministres qui n’ont même pas de véhicules, ni de bureau. C’est pour vous dire qu’il y a assez de difficultés et c’est par sacrifice que nous sommes là, pas pour des avantages car, il y en a très peu. Nous sommes là pour servir le pays, aider la Guinée à sortir de cette situation d’exception pour contribuer à œuvrer en vue de la réussite de la transition. Beaucoup pense que les membres du gouvernement sont dans les meilleures conditions et c’est pour cela d’ailleurs qu’ils veulent retarder le processus électoral. Je leur rassure que ce n’est pas le cas. D’abord nous sommes dans des difficultés financières, il y a des ministres qui sont dans la galère, qui ont des problèmes même pour obtenir du carburant. En plus, nous sommes conscients que l’enjeu est tellement important que nous n’avons pas droit à l’erreur. Et la réussite de notre mission c’est d’œuvrer tous pour que nous puissions sortir de l’impasse.


TamtamGuinée : Parlons d'une problématique qui peut intéresser les Guinéens, surtout ceux de Conakry. Nous avons appris de plusieurs sources que certains commerçants prennent du bœufs ici pour les vendre dans les pays voisins.

Il y a beaucoup de problèmes liés à la viande actuellement et d'ailleurs qui, certainement, influencent négativement la disponibilité et l'accessibilité à la viande de bonne qualité à la population. Ce qui fait d'ailleurs que le kilo de viande au marché est cher. Même si je précise, la fixation du prix du kilo de la viande ne relève pas du ministère de l'Elevage mais plutôt du commerce. Nous avons rencontré le ministre du Commerce à qui, on a proposé des stratégies avec les différents acteurs de la chaîne viande pour trouver des mesures, des solutions en vue de la réduction du prix du kilo de la viande . Nous espérons que ces démarches vont porter fruit. A l’intérieur du pays, il y a beaucoup de vendeurs de bœufs.

Considérons qu'ici en Guinée, il y a beaucoup de problèmes pour commercialiser leur bétail. Quand nous prenons le cas du transport de bœufs de l'intérieur à Conakry, compte tenu du fait que les routes sont enclavées… il y avait des difficultés de transport. Aussi, quand ils embarquaient leurs bétails pour Conakry, ils rencontrent plusieurs barrages et à chaque niveau, on les retirait de l'argent. Le prix de revient d'un bœuf devenait très cher et c'est sûr aussi quand le bœuf est immolé, il va coûter cher au niveau des boucheries.

Il y a aussi le problème de vol de bétail qui est récurent et sans compter les problèmes entre éleveurs et agriculteurs qui font que de plus en plus, il y a des éleveurs qui transportent les bétails dans les pays voisins. Mais, nous sommes entrain de voir comment lutter contre les vols de bétails. Nous avons même contactés l'Etat major de la gendarmerie pour voir comment mettre une brigade spéciale contre le vol de bétail mais aussi comment sécuriser nos frontières pour empêcher les sorties frauduleuses et massives de nos bétails. Sans oublier qu'effectivement le secteur n'est pas dynamisé.

C'est pourquoi d'ailleurs, nous sommes entrain de voir comment relancer la ferme de Famoyla et de Ditinn, faire en sorte qu'il y ait beaucoup de bœufs parce qu'il y aura moins de problèmes dans ce cas et la viande de bonne qualité sera accessible à la population.

M. le ministre, revenons sur l’actualité et parlons cette fois-ci de transition. Le premier ministre a donné un point de presse hier où vous étiez présent. Mais, ces propos par rapport à l’adoption de la Constitution par référendum, ont fait couler beaucoup d’encre et salive.

Je pense que le Premier ministre est libre de dire ce qu’il veut et il va assumer seul aussi ses propos. Ce qui reste clair, c’est que je serai partie prenante d’un avis du PM, que lorsqu’il y a une décision qui a été prise lors d’un Conseil des ministres après débat. Je considère que pour l’instant, on n’a pas discuté en Conseil des ministres. C’est pour dire que le PM même s’il s’y prononce, cela ne m’engage pas en tant que membre du gouvernement. Je serais lié à toute décision du gouvernement et encore une fois, si cette décision était prise en conseil des ministres et pour l’instant, ce n’est pas le cas. Donc c’est pour vous dire que, si le PM a dit son avis, il l’a dit et je pense qu’il est en liberté de le dire et les autres aussi ont la liberté de commenter voir même, critiquer son point de vue.

Ce qui reste clair, il fut un moment où le gouvernement ne communiquait pas sur les élections sous la demande du Premier Ministre pour éviter effectivement que les communications des membres du gouvernement ne soient interprétées par certains comme étant une volonté de prolonger la transition. Et ce silence a été mal interprété par une bonne partie de l’opinion qui a considéré que le gouvernement ne parle pas des élections et pourtant, une de ses missions fondamentales est l’organisation des élections.

C’est pourquoi donc, le gouvernement lors du Conseil des ministres dernier a décidé effectivement de communiquer sur les élections et de faire en sorte que les gens comprennent que le gouvernement n’est pas responsable dans l’organisation des élections. La loi est claire, c’est la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui organise les élections et par conséquent, le gouvernement ne peut pas influencer le processus électoral même si un membre du gouvernement le voulait.

La CENI est entièrement responsable des élections. Selon les informations, le budget électoral est déjà disponible, mobilisé par les partenaires au développement qui le donne directement à la CENI sans même passer par le gouvernement.

Et cela à mon avis, est important. Il faudrait que les gens sachent, que le gouvernement selon l’état actuel de la loi, n’organise pas les élections.

Propos recueillis par NABY Cherif ( 66 99 99 51)

Source TamtamGuinee





 
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