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Protégeons nos îles qui constituent de véritables patrimoines nationaux pour le développement du pays [2018/5/8]

Lansana Kassa Soumah, sous-préfet de l’île de Kassa dont il porte le nom s’est prêté à nos questions lors de la récente visite qu’a effectuée votre quotidien en ligne pour parler avec lui de la problématique liée à l’environnement social et économique de l’île de Kassa. Il a aussi fait un regard rétrospectif sur les temps forts du passé, c'est-à-dire les temps après l’indépendance de notre pays, la Guinée, marqué par les premiers exploitants miniers de bauxite qui se trouvaient aux îles ayant laissé sans doute des séquelles. Mercie et bonne lecture !

Bonjour Monsieur !

Bonjour !

Parlez-nous de la situation géographique de Kassa ?
La sous préfecture de Kassa est un archipel constitué de trois îles habitées et de deux autres îles qu’on peut appeler des îlots qui sont inhabités. Les trois îles habitées sont : l’île de Kassa, de Room et de Fotoba qui se repartissent en deux districts à savoir le district de Kassa et le district de Fotoba. Le district de Kassa comprend 7 secteurs dont Kassa Centre avec ses trois secteurs à savoir Kassa I, Kassa II et Kassa III, Koromanyah, Mangué, Soro et Room, donc ça fait au total 7 pour les districts de Kassa. Maintenant, pour le district de Fotoba, nous avons trois secteurs à savoir Fotoba lui-même, Rogbanè et Boom (différent de Room, ndlr).

Nous avons environ 14.388 habitants. Et nous avons l’avantage d’être tout près du centre ville de Kaloum dans un milieu physique sauvage. Si vous remarquez, nous avons beaucoup de verdures. Cela veut dire qu’il y a beaucoup d’arbres diversifiés à savoir les palmiers, les manguiers, les cocotiers et beaucoup d’autres arbres qui sont propres aux îles. Après l’exploitation minière dans les années 1970, la nature est en train de se régénérer au grand bonheur de tout le monde. Et quand vous êtes venus, vous êtes frappé d’abord par ça et c’est ce qui fait bon vivre ici. Puisque c’est de l’air pur que nous respirons car tout l’environnement est verdoyant.

Parlez un peu de cette exploitation minière dans les années 1970 ?

C’était les premiers sites miniers où on exploitait la bauxite avec la compagnie des bauxites du midi en présence des Français et Canadiens. Mais après la nationalisation en 1971 on a vu les experts des pays de l’Est à savoir les Hongrois, les Polonais qui étaient venus dans le cadre de la coopération. (La suite de cette partie fera l’objet d’une autre publication).

Quelle politique avez-vous ici pour lutter contre la dégradation de l’environnement ?

Vous savez, l’homme tire la satisfaction de ses besoins à partir de son environnement. A mon avis, on ne pourra pas l’interdire brusquement. Les gens exploitent les richesses et les éléments qui les entourent pour satisfaire leurs besoins. Il faut que ça soit une vision dans le temps pour apprendre petit à petit à nos populations ce qu’il faut et ce qu’il ne faut pas. Sinon des coupes de bois pour faire la chauffe ou pour la satisfaction des petits besoins, je pense que cela ne pose pas assez de problèmes parce que c’est une pratique courante. Mais la coupe des bois pour faire des travaux de construction, par exemple les charpentes, la confection des pirogues, cela est anormal. Donc depuis un moment nous avons fait un système de reboisement à Rogbanè et ici à Kassa pour le bonheur de l’île.
Kassa vit en manque d’eau potable, comment vous expliquez cela ?
Le problème d’eau potable se pose en nous avec acuité. Pendant l’exploitation minière, avec les moyens que la compagnie disposait, il y avait des forages qui étaient bien équipés. Il y avait machines qui refoulaient l’eau tant pour Kassa centre que pour la cité des expatriés à Koromanyah. A l’époque, il y avait l’adduction d’eau, il y avait des bassins qui retenaient l’eau et qui la distribuait un peu partout. Mais aujourd’hui les puits ne sont pas tellement nombreux. Nous sollicitons qu’il y ait une assistance de la part du pouvoir public pour nous aider à faire des véritables forages sur lesquels on va installer des pompes. Mais jusqu’à date nous nous contentons des puits améliorés qui, à la longue, finissent par se dégrader. Donc les forages seraient plus souhaitables et plus efficaces. Par exemple le secteur de Koromanyah est plus défavorisé. Il en est de même que Rogbanè où le problème d’eau se pose avec acuité. Heureusement que sur les îles, il pleut fortement et la pluviométrie est très forte. Il serait mieux même qu’on fasse une stratégie par rapport à ça. C'est-à-dire la masse d’eau qui tombe, on peut faire des installations pour recueillir une certaine quantité d’eau qui, au moins, pourra nous servir pendant deux à trois mois. Je pense que c’est possible parce qu‘il pleut abondamment aux îles.

Comment vous percevez la pratique du charbon chez vous ici à Kassa ?

La pratique du charbon est une réalité bien que ça soit à une échelle encore faible. Quand je fus muté ici comme sous-préfet ça m’a retenu l’attention. Moi j’ai grandi ici mais à l’enfance, je n’ai pas connu cela. Les charbons pour la cuisine à l’époque se payaient à Conakry. On cherchait les bois morts juste pour les besoins de la cuisine. Et aujourd’hui, les gens font le charbon parce que l’activité principale qui est la pêche a considérablement diminué à cause d’autres facteurs. Et même lors d’une de nos réunions on a évoqué de faire de telle sorte que la pratique de charbon n’impacte pas sur l’environnement. Mais ce qui est souhaitable, il faudrait qu’à terme qu’on mette fin à cela. Ce n’est pas une bonne pratique.

Merci Monsieur

C’est à moi de vous remercie



 
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